Niger : reprise des classes pour les élèves nigériens toujours sous la menace de la Covid-19

En raison de la recrudescence du nombre des cas covid-19, le gouvernement nigérien a décidé la fermeture des écoles le 17 décembre dernier qui coïncidait avec les congés de fin d’année. Deux (2) semaines après cette interruption, c’est reparti avec la réouverture des classes ce lundi 4 janvier 2021. Dans la matinée, les différentes rues de Niamey ont été envahies par des écoliers.

 Les écoles ont accueilli les élèves et leurs enseignants sous le mot d’ordre du port obligatoire des masques, du lavage des mains avec du gel hydro alcoolique ou à l’eau avec du savon, du respect de la distance d’au moins un (1) mètre entre tout le monde.

Sauf qu’il n’y aucune forme de contrôle et que malheureusement de plus en plus, le respect des mesures barrières subi une sorte de relâchement dans le pays. Si les gestes barrières contre le coronavirus sont facilement respectés dans certains établissements scolaires,  tel n’est pas le cas pour d’autres, surtout en ce qui concerne la distanciation sociale. Dans les rues, il peut être constaté, de nombreux écoliers qui ne portent pas de masque. Ce qui n’arrange en rien la situation.

Il subsiste néanmoins une lueur d’espoir avec le nouveau vaccin  dont le déploiement est prévu par le gouvernement début 2021. Ce qui pourrait probablement réduire le nombre de contaminés. Pour rappel, avec une couverture estimée à environ 47% de la population, le nouveau vaccin sera destiné en premier plan aux personnes à risques élevés, précisément les « personnes âgées, les agents de santé, les scolaires et leurs enseignants, le personnel de l’administration publique, le personnel des forces de défense et de sécurité ». Le cout du vaccin sera à 20% pris par le COVAX et le Niger apportera les 27% des dépenses des dépenses, ce qui équivaut à environ 70 milliards de FCFA environ. Une bonne nouvelle pour les autorités sanitaires mais comment faire accepter cette campagne de vaccination à la population suspicieuse car abreuver de rumeurs, reste une autre paire de manche.

Akiné Fatouma pour Niameyinfo.

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