Burkina Faso: les étudiants nigériens exaspérés par leurs conditions d’études prennent d’assaut et bloquent les activités du Consulat

Pendant que le monde entier se souhaite les meilleurs vœux pour la nouvelle année 2021 comme à l’accoutumée, les étudiants nigériens résidants au Burkina-Faso entrent avec amertume dans ce nouvel an. Près de cinq(5) ans sans frais de scolarité, privés de « prendre part aux examens, soutenir les mémoires de fin de cycle ou encore de rentrer en possession des diplômes », voilà le calvaire dans lequel vivent les étudiants nigériens au Burkina-Faso. Une situation qu’ils ont dénoncée en assiégeant le Consulat du Niger au pays des hommes intègres depuis le 24 décembre dernier.

En effet, depuis 2015, plusieurs étudiants nigériens résidants au Burkina-Faso sont jetés dans les oubliettes par l’Etat nigérien, qui manque de mettre à jour le paiement des frais de scolarité. Ce qui en conséquence, les empêche de mener à bien leur cursus universitaire. Effectuer leurs évaluations de niveaux et même de soutenir les mémoires de fin de cycle, est devenu problématique.

Pour ne rien arranger, les étudiants n’ont eu droit qu’au silence en guise d’explication de la part de l’attachée financière qu’ils jugent être « irresponsable ». « Sous prétexte des voyages inutiles, elle se donne le droit de faire la navette au pays à chaque fois que les pauvres étudiants doivent récupère leurs dus. En plus de cette attitude irresponsable, l’attachée financière s’abstient de toute explication pour clarifier la situation en ce qui concerne les frais de scolarités ».

Au regard de cette situation désolante, les étudiants décident de ne pas baisser les bras et prendre les choses en main. Ils ont, depuis le 24 décembre 2020 pris d’assaut le consulat et décidé à partir du 29 décembre 2020 « de la fermeture des locaux du consulat et de la suspension de toute activité au sein dudit consulat jusqu’à satisfaction de la plateforme revendicative ». En effet, seul la lutte libère, pour paraphraser le père de la révolution burkinabè, Thomas Sankara.

L’Etat Nigérien doit prendre ce problème en urgence, car cette situation met en péril et retarde l’avenir de ces étudiants.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

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