Un Nigérien se fait une fortune en exploitant de jeunes mendiants au Sénégal

L’affaire fait grand bruit sur les réseaux sociaux depuis quelques jours et est abondamment relayée par les médias sénégalais. Un vil individu est depuis quelques temps dans les mains de la police nigérienne en attente de son jugement. Son forfait : faire partir du Niger de jeunes enfants et en faire son fonds de commerce une fois arrivé au Sénégal. Il aurait amassé par moins de 600 millions de FCFA dans cette activité peu recommandable.

On ne le dira pas assez aux parents. Ne faites pas confiance à n’importe quel individu au point de lui confier vos enfants et de surcroit les laisser partir dans un pays étranger pour soi-disant, y travailler. C’est pourtant ce qui est arrivé à des dizaines de familles nigériennes bernées par un de leur compatriote faisant la navette entre Dakar et Niamey.

Ce dernier surfant sur la pauvreté des ménages, y ciblait des enfants qu’il prenait sous son aile. Il promettait alors aux parents de les faire travailler au Sénégal contre espèces sonnantes et trébuchantes. Sauf qu’une fois partie, plus de trace du « tonton gentil » et encore moins du fruit du travail de leurs progénitures. De fait une fois arrivé dans le pays d’accueil, celui qui est désormais dans les mailles de la Police nigérienne, contraignant les enfants à la mendicité et à les exploitait à diverses fins. A ce jeu, il aurait amassé 600 millions de FCFA  et aurait continué à s’enrichir sur les dos des pauvres enfants si les limiers de la PN n’avaient pas mis le grappin sur lui. Il répondra de ses actes devant les juridictions compétentes.

L’affaire est remontée au haut lieu puisque l’Ambassadeur du Niger au Sénégal s’est prononcé sur le sujet.  Les autorités ont depuis ont depuis quelques années, engagé une lutte implacable contre le trafic international d’enfants ainsi que la mendicité notamment juvénile. Rappelons qu’en mai 2019 dernier, la ville de Niamey a interdit la mendicité des enfants. Les parents ou tuteurs encourent une peine de six 6 mois à un an de prison. Cette pratique a été également  encadrée pour des personnes autorisées par la religion musulmane. Il s’agit  de trois catégories de mendicité à savoir une pauvreté extrême (pour des personnes handicapées, très âgées), des personnes très endettées ou ayant subi une catastrophe. Toutefois, ces derniers ne doivent  pas la pratiquée sur les rues et carrefours de la capitale nigérienne.

Mina Abda (stagiaire) pour niameyinfo. 

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