Salubrité : les cimetières de la Ville de Niamey prennent un coup de jeune

Une vaste opération de salubrité des cimetières de la capitale nigérienne a été lancée dans la matinée du mercredi 12 Janvier 2021, par le président de la Délégation Spéciale (PDS) de la Ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou et le président l’Association Islamique du Niger, Cheikh Djibril Soumaila Karanta.  Cette opération combien noble qui a débuté à l’ancien cimetière de Yantala concernera les cimetières de Harobanda, Saga et Yantala.

Munis de leurs outils de travail notamment des pelles, râteaux, hilaires, coupe-coupe, machettes, les volontaires du collège d’association, de clubs et des agents de la mairie se sont mis à l’œuvre. Ces volontaires ont investis sur les différents sites pour dégager les mauvaises herbes. Utilisé depuis plusieurs années, l’ancien cimetière de  Yantala est devenu une véritable « brousse », qui nécessite une synergie d’actions pour le rendre accessible ou visitable. Ainsi pour permettre l’acheminement des déchets au niveau des dépotoirs, l’autorité communale a déployé de gros engins.

Au lancement de cette opération, le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou a rappelé que le cimetière est un équipement urbain mais aussi un service public. Il a aussi ajouté que le travail d’entretien de ces cimetières se fait constamment. « Toutefois, nous avons remarqué qu’il faudrait renforcer ces interventions et mettre de l’ordre au niveau de la gestion de ces cimetières. Il ne s’agit pas seulement de celui de Yantala mais aussi des autres cimetières de Harobanada et de Saga », a-t-il expliqué.

Selon M. Mouctar Mamoudou «  l’ancien cimetière de Yantala est devenu une brousse qu’il faut absolument débroussailler et aménager les voix d’accès. Vous remarquez quand les populations viennent à l’enterrement ils enjambent les tombes cela n’est pas du tout commode ». Il a également annoncé que la Ville de Niamey prendra des dispositions nécessaires. « Nous allons renforcer les dispositifs, les équipes, revoir l’organisation et la gestion de ces cimetières, renforcer le personnel, installer une meilleure organisation pour qu’il ait de l’ordre, de la discipline pour que ce service à la disposition de la population soit un service de qualité », a-t-il déclaré.

A travers cette collaboration entre les autorités de ville et celles religieuse, les autorités locales attendent des recommandations de la part des leaders religieux pour une bonne gestion des cimetières. Dans cette dynamique, M. Mouctar Mamoudou a annoncé la mise en place d’un comité qui comprendra les équipes de la Ville de Niamey et les autres volontaires de telle manière que toutes les actions qui seront entreprises dans les cimetières se fassent dans un cadre organisé.
« Il faudrait bien qu’on s’occupe de nos cimetières de la même manière que nous aménageons nos villes », a-t-il dit avant d’annoncer qu’ «une bonne volonté a fait don d’un terrain sur la route Ouallam qui peut servir de cimetière » eu égard aux positions géographiques des cimetières, le président de la délégation spétiale a souligné que « nos cimetières se trouvent au centre-ville ce qui cause quelques difficultés d’accès auxquelles s’ajoute l’accroissement galopant de cette ville ». Selon lui, il « nous faudrait des cimetières qui correspondent à la taille de la ville ».

Pour sa part le président de l’Association Islamique du Niger, Cheik Djibril Soumaila Karanta a salué cette initiative des autorités de la ville de Niamey qui se conforme aux recommandations du prophète  de l’Islam qui encourage les fidèles à visiter les tombes afin de se souvenir de la mort et de faire des invocations pour les morts. Nous devons les respecter de la même manière que nous respectons les vivants, a-t-il dit.

Pour finir le président de l’Association Islamique du Niger a invoqué une parole prophétique, un hadith dans laquelle le Prophète Mohamed (SAW) annonce à sa communauté qu’ « un temps viendra pendant lequel l’homme aimerait cinq choses et détestera cinq autres. Il s’agit d’aimer la créature en oubliant son créateur, la vie d’ici-bas au détriment de l’au-delà, construire des maisons en oubliant sa tombe, la richesse en négligeant le jugement dernier (balance), accomplir le péché en oubliant de se repentir ».

Hamadou Moussa Fatahou pour Niameyinfo.

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