Nouvelle attaque terroriste à Dogon Kiria : le Niger toujours dans le collimateur des « fous de Dieu »

Deux soldats nigériens sont tombés sous les balles d’un groupe d’assaillants et 5 autres blessés le dimanche 6 octobre 2019, nous apprend un communiqué du ministère de l’Intérieur daté du lundi 07 octobre 2019.

« Un détachement des forces de défense et de sécurité (FDS) a eu un accrochage avec des terroristes lourdement armés dans une vallée près de Dogon Kiria » a déclaré le ministre de l’intérieur s’agissant des attaques qui ont eu lieu le Dimanche 06 dans la région de Dosso, et « qu’a l’issue, d’intenses combats, l’ennemi a été repoussé ». Selon le même communiqué « des poursuites ont été engagées afin de maitriser ces assaillants ».

Une nouvelle fois, le Niger est la cible d’une attaque terroriste qui endeuille des familles et attriste tout un peuple.  Une situation qui prévaut depuis 2015 avec de multiples incursions du groupe islamiste Boko Haram venu du Nigeria dans la région de Diffa et toute la partie Sud-Est du pays, aujourd’hui sous menaces permanentes de ces attaques. Des assauts qui laissent derrière eux, des victimes civiles et militaires et plusieurs refugiés. La région de Tillabery est elle aussi depuis 2017, touchée par cette crise engendrée par les rebelles du Mali, et depuis un certain temps la partie sud-Ouest du territoire à savoir les régions de Maradi et Dosso frontalières avec le Nigeria, est aussi devenue cibles d’individus armés circulant à moto, dans le nord du département de Dogon Doutchi, qui est un voisin de Filingué et Abala dans la région de Tillabery proche du Nigeria. Cette vague meurtrière est en partie due à la position géographique du Niger coincé entre des pays en crise (la Libye, le Nigeria et le Mali) tous des pays dont la situation sécuritaire est peu stable.

Ce phénomène est devenu de plus en plus inquiétant pour les habitants des villages environnants des frontières, plusieurs personnes ont migré vers les villes pour fuir ces bandits armés laissant derrière eux leurs habitations et leurs biens.

Au-delà de la sécurité et la paix, ce phénomène est un véritable frein pour le développement socioéconomique dans certaines zones avec l’Etat d’urgence qui empêche la jouissance du droit de libre circulation des personnes, de leurs biens et marchandises.

Le sahel fait face actuellement à trois fronts très actifs que jusqu’à présent les gouvernants n’arrivent pas à neutraliser : le groupe terroriste Boko haram basé au Nigeria depuis 2009, les groupes terroristes proches d’Al- Qaida au Magreb Islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et d’autres rebelles refugiés depuis près de cinq ans dans le nord Mali, et les mouvements armés ainsi que des bandits qui contrôlent le sud de la Libye depuis le renversement en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

Almoustapha Danguida pour Niamyinfo.  

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