Niger : un plan décennal 2020-2029 adopté pour raffermir la contribution du secteur minier à l’économie nationale

L’Etat nigérien souhaitant que l’industrie minière prenne sa place parmi les secteurs à même de générer des ressources pour financer le développement économique et social du pays, a adopté à l’issue d’un conseil des ministres, la politique minière du Niger couvrant la période 2020-2029. Ces investissements ont porté des fruits ces dernières années.

Avec une superficie de plus de 1.267.000km2, le Niger dispose d’un sous-sol regorgeant d’importantes ressources minières et énergétiques, dont l’uranium, le charbon, le cuivre, l’or, le phosphate, le molybdène, le zinc, le pétrole, le gaz et le fer, selon des études réalisées par le ministère des Mines. Il est déjà producteur et exportateur d’uranium, de pétrole, de charbon, d’or, de ciment et de gaz.

En effet, au Niger, l’exécutif a adopté un plan décennal (2020-2029) pour diversifier l’industrie minière, jusque-là outrancièrement dominée par l’uranium. L’objectif est d’augmenter la contribution des mines au PIB local. Aussi, cette disposition vise à diversifier la production minière actuellement dominée par l’industrie uranifère. Car, selon le gouvernement, « ce secteur qui est caractérisé par l’exploitation industrielle de l’uranium depuis 1968, du charbon depuis 1980 et de l’or depuis 2004, a toujours été dominé par l’industrie uranifère ».

Ce plan décennal mis sur pied par les autorités de la 7e République, a permis au « secteur minier de voir ses chiffres croître sur les 5 dernières années ».  C’est ainsi, de 2015 à 2020, « un total de 116 permis de recherche minière a été délivré par le Gouvernement, avec à la clé 232 millions de dollars d’investissement, soit 124,1 milliards F CFA, révèle le ministère des Mines. Ces permis qui ont été octroyés à des entreprises aussi bien internationales que locales, ont concerné des minerais tels que l’uranium, l’or, le diamant le charbon, le manganèse, le lithium, le cuivre, et d’autres métaux rares et précieux en cours de recherche sur l’ensemble du pays ».

Pour le journaliste Youssouf Seriba, il peut être retenu parmi les entreprises internationales détentrices de permis de recherche minière au Niger, «  Orano, Global Atomic Fuel, Xantus Corporation, OM GOLD STONE, JABALPOUR, Goviex, et PROTEA INTERNATIONALE », et pour les entreprises locales, «  OMINI, SOMAF, ADIFOR, CMEN, SRM et la Société nigérienne de charbon (SONICHAR) ».

Ce nouveau regain d’intérêt pour les ressources minières présente de nouvelles opportunités et génère des ressources supplémentaires à l’Etat nigérien. Cette manne financière, lorsqu’elle est utilisée dans les investissements appropriés, peut contribuer à impulser une croissance économique durable.

Akiné Fatouma pour niameyinfo.

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*