Médias : l’ordonnance 2010-35 du 04 Juin 2010 et la loi sur la cybercriminalité au menu d’une journée d’échanges

Dans le cadre du traitement de l’information, les journalistes sont confrontés à plusieurs obstacles dont entre autres celui de l’interprétation des terminologies des textes juridiques et l’absence d’une politique de communication. Pour répondre à ces besoins, dans le cadre de sa mission de renforcement de capacité des journalistes et des médias nigériens, le bureau de la maison de la presse à organisé ce vendredi, 10 juillet 2020, une journée d’échanges sur l’ordonnance 2010-35 du 04 Juin 2010 portant régime de la liberté de presse et la loi sur la cybercriminalité.

L’objectif de cette journée d’échanges selon M. Ibrahim Harouna Illa président de la maison de la presse « est d’améliorer la connaissance du cadre juridique de notre métier particulièrement l’ordonnance 035 du 04 juin 2010 portant régime de la liberté de presse mais aussi la loi sur la cybercriminalité, c’est une journée d’échange très importante dans le cadre de notre travail afin de mieux comprendre le contenu des textes qui régissent notre domaine »

Le long de la journée, les journalistes issus des différents médias nationaux, ont bénéficié de la communication riche en connaissance de Madame Gogé Maimouna Gazibo, directrice de l’Agence Nationale de lutte contre la traite des personnes et trafic illicite des migrants (ANLTP). « Ces textes sont faits par les techniciens de droit mais ils sont le plus souvent appliqué à vous et aux citoyens, je pense que c’est extrêmement important de les connaitre » a-t-elle dit avant de débuter son exposé.

Il ressort de sa communication que la loi sur la cybercriminalité est l’une des lois les plus sévères au Niger et complexe même pour les professionnels à plus forte raison les journalistes sur lesquels la loi s’applique « elle a été faite par des professionnels mais c’est extrêmement important que les journalistes puissent faire la distinction entre les différents instruments juridiques qui s’appliquent à eux, aujourd’hui bon nombre des journalistes ne commettent pas des infractions parce qu’ils ont envie de commettre une infraction, c’est parce qu’ils ne connaissent pas les textes, c’est ce que nous appelons la faute par ignorance », à préciser la directrice de l’ANLTP qui a tenu à saluer l’initiative prise par la Maison de la Presse pour le renforcement des capacités des médias.

C’était un véritable cadre d’échanges et de partage de savoir entre la conférencière et les médias présents dont certains souhaitent la multiplicité de ce genre d’atelier : « si des telles journées sont organisées, peut-être qu’il y aura moins de confrère en conflit avec la justice », a laissé entendre l’un d’eux.

Danguida Almoustapha pour Niameyinfo.

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