Industrialisation de l’Afrique: Issoufou Mahamadou distingué par la Commission de l’UA

Le président de la république du Niger M. Issoufou Mahamadou Champion de la Zlecaf a été fait également Champion de l’industrialisation de l’Afrique, ce vendredi 20 Novembre 2020, en reconnaissance de sa contribution inestimable pour le développement industriel de l’Afrique, lors de la session de haut niveau tenue par visioconférence, à l’occasion de la célébration de la semaine de l’industrialisation de l’Afrique.

C’est l’ancien président de la république Fédérale du Nigeria Dr. Olusegun Obasanjo, membre de l’Initiative Afro-Champions et co-président de la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique qui a remis au Chef de l’Etat Nigérien une plaque symbolique à son honneur.

Les principaux initiateurs de cette distinction sont la Commission de l’Union Africaine, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel(ONUDI) ; la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque Africaine d’Import-export (Afreximbank).

Dans son intervention à cet effet , le président de la république du Niger s’est dit très honoré à travers cette distinction surtout en un moment où il se prépare à transmettre la charge de leadership du peuple Nigérien au candidat qui sera élu à la prochaine élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 27 décembre prochain.

Le Chef de l’Etat Nigérien a ensuite voulu dédier cette distinction à la jeunesse africaine qui attend avec impatience les retombées, notamment en termes d’emplois, des actions d’intégration mises en œuvre sur le continent.

Après avoir reconnu que le mérite des résultats obtenus revient à tous , le président de la république Issoufou Mahamadou d’annoncer qu’il revient aux dirigeants du continent qui ont compris que le rôle historique de notre génération est de réaliser l’intégration économique du continent, les générations précédentes ayant réalisé sa totale décolonisation ,également à la Commission de l’Union Africaine, aux autres Organisations Continentales comme la CEA et aux Communautés Economiques Régionales ainsi qu’à nos administrations en charge du Commerce et de l’Industrie qui ont conduit les négociations et obtenu des compromis sur des sujets délicats et enfin à nos industriels et hommes d’affaires qui ont maintenu la pression sur leurs Etats respectifs en vue de la signature et de la ratification de l’Accord instituant la ZLECAf.

« Le succès enregistré prouve, s’il en est besoin, l’importance du leadership en matière de développement. Le leadership continental est cristallisé dans une vision, celle de l’agenda 2063 dont la ZLECAf est un des projets phares en vue de sortir notre continent de la pauvreté en bâtissant une Afrique résiliente et autonome »a-t-il relevé.

Parlant du thème de cette semaine de l’industrialisation africaine qui a pour thème principal « industrialisation inclusive et durable dans l’ère de la ZLECAF », le chef de l’état Nigérien explique que pour promouvoir un développement industriel inclusif et durable, il est indispensable de disposer d’un grand espace de marché.

Sur ce point M. Issoufou Mahamadou de faire comprendre que , l’Afrique est en effet trop balkanisée avec 55 Etats et près de 84 000 km de frontières, autant d’obstacles qui limitent les échanges entre les citoyens du continent et c’est pourquoi considère –t-il , ‘’ l’importance de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine grâce à laquelle nous créons un vaste marché unique de 1,3 milliard de personnes où les biens et les services peuvent s’échanger librement’’.

« Le démarrage des échanges dans le cadre de la ZLECAf, initialement prévu en juillet 2020, retardé du fait de la COVID 19, est finalement programmé pour le 1er janvier 2021. Ce sera un nouveau signal fort que l’Afrique lancera au monde. Cela confirmera sa ferme volonté à participer unie à un système commercial multilatéral équitable », a dit le président de la république qui ajoute « l’accélération de la deuxième phase des négociations sur les investissements, la concurrence et la propriété intellectuelle renforcera cette volonté ».

Le président de la république a par ailleurs évoqué plusieurs exigences d’innovation et de durabilité qui font partie des processus technologiques associés à l’industrialisation à savoir la mécanisation, la production de masse, les technologies de l’information et de la communication, l’automatisation et la numérisation, il a aussi mentionné le défi de préparer les générations futures aux exigences technologiques de demain et être mieux positionnées pour assurer le futur succès industriel du continent.

Le chef de l’état a par ailleurs marqué d’autres domaines sur lesquels doivent concentrer leur quête pour un développement durable inclusif, il s’agit notamment de la transformation des ressources en richesse ; la mécanisation du secteur agricole ainsi que la promotion de l’agro-industrie ; la nécessité des infrastructures de transport et de logistique modernes pour le continent ; la stratégie des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et le plan directeur 2017-2021 y afférant ; ainsi que les zones économiques spéciales .

Issoufou Mahamadou a noté que la pandémie de la Covid-19 a des conséquences sans précédent sur l’économie de l’Afrique, ce qui constitue un argument de plus qui doit les amener à accélérer la mise en œuvre du plan d’action pour le Développement Industriel accéléré de l’Afrique.

Le président de la république a lancé un appel à tous les pays africains à se lancer de manière agressive dans une industrialisation durable inclusive et à tous les États membres de l’Union Africaine à signer et à ratifier l’Accord établissant la ZLECAf afin que, grâce au marché unique ainsi créé, soient attirés des investissements accrus essentiels à la création d’emplois et à une relance post COVID-19 plus rapide.

‘’ Je réitère mon appel solennel au Secrétaire Général des Nations Unies en vue de l’organisation d’un sommet spécial sur l’industrialisation de l’Afrique que le Niger sera heureux d’abriter en novembre 2021’’, a-t-il conclu.

Plusieurs interventions ont marqué cette session de haut niveau dont celle notamment du Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina ; de Dr. Olusegun Obasanjo, ancien Président de la République Fédérale du Nigéria, membre de l’Initiative Afro-Champions et co-Président de la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique ; Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel M. Li Yong; du Sous-Secrétaire Générale des Nations Unies et Secrétaire Exécutive de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique Dr Vera Songwe, ;de Madame Pamela Coke-Hamilton, Directrice Exécutive du Centre du Commerce International ;Professeur Benedict Oramah, Président du Conseil d’Administration, Banque Africaine d’Import-Export .

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