Faits divers : jeûne et forte chaleur ne font pas bon ménage

Les faits que nous allons vous relater se sont déroulés ce lundi 06 mai, au premier jour du mois de Ramadan. D’une situation anodine, les embouteillages dans la ville de Niamey, la forte chaleur et sans aucun doute, le début du jeûne, ont conduit à une bagarre généralisée.

Il sonnait un peu plus de 17 heures quand nous empruntions un taxi pour regagner notre domicile. En raison du réaménagement des horaires dans les services publics pour cause de Ramadan, les rues étaient bondées et des embouteillages étaient visibles sur tous les axes routiers. A cette heure, le soleil était bien haut dans le ciel. Notre taximan, tout comme ses passagers d’ailleurs, transpirions à grosses gouttes. Un mouchoir en main, le jeune homme s’épongeait le visage à tout bout de champ. Visiblement pressé d’en finir avec cette course, il grapillait chaque espace qu’il trouvait. Passant sur les trottoirs, s’infiltrant dans le moindre espace, comme le faisaient également d’autres usagers de la route.     

C’est alors qu’il essayait cette fois-ci de doubler un bus de transport en commun que l’incident s’est produit. Sans crier gare, le chauffeur du bus donne un coup de volant, l’empêchant ainsi de passer. Freinage brusque, crissements de pneus. S’ensuivent des invectives et des insultes à distance et des signes menaçants de la main. En temps normal, ça aurait pu s’arrêter là, mais la chaleur et le jeûne aidants, les esprits s’échauffent et les deux hommes en viennent finalement aux mains. Chaudes empoignades, coups de tête et voilà nos chauffeurs se roulant à terre. Ceux qui à la base sont venus les séparer s’en mêlent et c’est la bagarre générale. Non sans mal, les deux hommes sont séparés et regagnent leurs véhicules toujours en s’invectivant. Mais ça ne s’arrête pas là. La circulation reprend. Le taximan essaie à nouveau de doubler le bus.  Le Conducteur cette fois-ci sciemment essaie de rabattre la masse sur le taxi alors même qu’il y a des clients à l’intérieur. N’eut été le reflexe du taximan, un drame aurait pu se produire.

On se demande où étaient passés la tolérance et le pardon prônés en ce mois de Ramadan. La forte chaleur conjuguée aux grondements de l’estomac, sont sûrement passés par là.

Waliyullah T. pour Niameyinfo.

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