Economie culturelle et l’entreprenariat culturel : TDHI et ses partenaires mettent le pied à l’étrier à 40 jeunes entrepreneurs Nigériens

En marge  de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat lancée au Niger le 16 novembre dernier à Zinder suivi de plusieurs activités dans les différents chefs-lieux de régions, et dans le prolongement du projet Expressions Culturelles Transfrontalières entre le Burkina Faso et le Niger pour la Paix, l’Inclusion Social et le Développement,  la Maison de la Presse de Niamey a servi de cadre le vendredi 20 novembre dernier, à la remise d’un chèque de 28 millions de FCFA aux lauréats du concours de meilleurs projets artistiques et culturels des jeunes. Cette cérémonie a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Entrepreneuriat des jeunes, Abdoulkadri Hama Assah, en présence de la cheffe de délégation de Terre Des Hommes Italie (TDHI Niger/Burkina Faso) et de plusieurs représentants de plusieurs institutions.

Suite au concours de meilleurs projets artistiques et culturels des jeunes lancé le 07 octobre 2020, quarante (40) jeunes ont été sélectionnés par un jury autonome et impartial. Ces jeunes venus de quatre (4) régions du Niger, à savoir six (06) lauréats de la ville de Niamey, huit (08) lauréats de la ville d’Agadez, douze (12) lauréats de la ville de Maradi et quatorze (14) lauréats de la ville de Tahoua, ont présenté divers projets d’entreprises culturelles allant de la danse, au théâtre, en passant par les arts plastiques, les arts martiaux, les arts oratoires et le cinéma/vidéo. Un montant de vingt-huit (28 millions) de FCFA financé par l’Union Européenne, sera réparti entre les bénéficiaires pour leur permettre de démarrer leurs entreprises.

Le Secrétaire Général du Ministère de l’Entrepreneuriat des Jeunes, Abdoulkadri Hama Assah a, dans son allocution, souligné à l’endroit des lauréats « vous faites votre entrée dans le monde entrepreneurial dans un sous-secteur tout à fait innovateur qu’est celui de l’entreprise culturelle, un pan de notre économie qui se modernise, qui puisent dans nos valeurs culturelles tout en faisant appel aux nouvelles technologies ». En effet, les valeurs culturelles positives du Niger retrouvent dans ce secteur leur place conformément au programme de Renaissance culturel porté par le Président de la République, Mahamadou Issoufou.

Abdoulkadri Hama a indiqué que ce projet « constitue aujourd’hui un levier important dans la promotion de l’économie culturelle. C’est-à-dire cette valorisation ingénieuses d’idées en arts et cultures au service de la société et de l’autonomisation des jeunes qui créent de la richesse et de l’emploi tout en renforçant la cohésion sociale dans le contexte que nous connaissons ». Le Secrétaire General a aussi saisi cette occasion pour exprimer sa gratitude envers « Terre Des Hommes Italie (TDHI) qui a travers une démarche inclusive et participative assure la mise en œuvre de ce projet « Expressions Culturelles Transfrontalières entre le Niger et le Burkina Faso pour la paix, l’inclusion sociale et le développement », avant d’ajouter que « ce résultat suscitera encore plus d’enthousiasme et certainement l’émergence de nouveaux talents artistiques et culturels dont nous assurerons tout l’encadrement et l’accompagnement de nécessaire. Pour conclure, il a félicité les heureux récipiendaires et les encadreurs de laboratoires dans les Centre de Concertations des Associations de jeunes (CCAJ).

Pour sa part Laura Amore, cheffe délégation TDHI/Niger, pense que «  la vie de ces jeunes va pouvoir changer très concrètement au bout de 6 mois d’accompagnement technique et d’encadrement sur le terrain que le partenaire CIPMEN va leur fournir dans le cadre de ce projet ». « Je voudrais que dans 5 ans les jeunes entreprises ayant bénéficié de ce soutien puissent nous retrouver pour témoigner du plein succès de l’expérience. Je le disais dans une autre occasion, le succès dépendra aussi du suivi que la communauté de laquelle ils ressortent pourra fournir, du soutien que les leaders communautaires et les autres personnalités du territoire que nous avons impliqués depuis le démarrage du projet, fourniront car un jeune qui entreprend est un jeune qui prends un risque et qui ne doit pas être laissé seul dans la recherche de pistes et de survie économique » dit la cheffe de délégation TDHI/Niger.

La culture étant un secteur porteur au Niger, selon Laura Amore « tout ce que nous avons constaté pendant ces trois ans de travail c’est qu’au Niger, comme au Burkina Faso pays frère sur lequel repose le projet de manière transfrontalière, la culture intervient de mille manières dans la vie des jeunes : ils s’appuient sur leurs identités culturelles pour grandir, évoluer, ils révèlent des talents qui parfois sont cachés ou même réprimés pour des lourdeurs culturelles qu’ils mettent en discussion pour faire preuve de ce changement positif qui est entendu d’eux. Et ainsi l’économie de la culture se renforce et trouve sa place dans l’espace économique du pays ».

La cheffe de délégation TDHI/Niger a terminé son intervention en remerciant les membres de la commission d’évaluation pour ce travail de dépouillement qui a duré quatre (4) jours. Et juge que les meilleurs ont été reconnus pour leur mérite et attend avec impatience leur pleine réussite.

La cérémonie a été marquée également par l’intervention de deux conférenciers, précisément, Ibrahim Mahamane, directeur de l’économie culturel au sein du Ministère de la Renaissance Culturelle  et Oumarou Aboubacary Betodji plus connu sur le nom de « Béto », acteur et promoteur culturel,  Leurs différentes interventions ont porté sur la question de l’importance de rendre une entreprise formelle ainsi que les voies et moyens pour la rendre pérenne, car c’est selon eux la  seule issue pour garantir la survie et la prospérité de cette entreprise.

Ces différentes allocutions et débats, ont été agrémentées par des sketchs de sensibilisations et de la danse.

Fatouma Akiné pour niameyinfo.

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