Des médias nigériens outillés pour une meilleure implication dans la lutte anti-tabac

Le Ministère de la Santé Publique à travers la direction de l’Hygiène publique et de l’éduction avec l’appui financier de l’Organisation de Mondiale de la Santé (OMS) a organisé ce jeudi 19 septembre 2019 un atelier de renforcement des capacités des agents des médias sur la lutte antitabac à Niamey.

L’évaluation des besoins de la mise en œuvre de la Convention Cadre pour la lutte antitabac effectuée du 9 au 12 avril dernier au Niger par le Ministère de la santé avec l’appui du Secrétariat de ladite convention a retenu parmi les actions prioritaires le renforcement des capacités des agents des médias nationaux.  Au regard de l’importance du sujet, l’ensemble des professionnels des médias publiques et privés a répondu présent à cet atelier afin d’apporter leur contribution à la lutte contre les méfaits du Tabac.

En effet, selon des chiffres officiels, au Niger, le tabac tue plus que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis.  Un rapport de l’OMS portant sur l’épidémie du tabagisme en 2017 au Niger fait cas de 8,6% des jeunes consommateurs  sur l’ensemble de la population nigérienne dont 11,8%  de garçons et 5,6% de filles. Aussi chez les adultes la consommation du tabac concerne-t-elle 17,7% d’hommes et 2,4% de femmes. Une autre étude alerte sur le risque élevé de mortalité liée au tabac. Ce dernier contiendrait 60 substances cancérigènes avec en plus différentes maladies mortelles et débilitantes. 

Face à ce constat alarmant, il urge de renforcer les opérations de sensibilisation d’où une implication plus accrue des médias. C’est ce qui explique la tenue de cet atelier de renforcement des capacités des médias afin qu’ils puissent mieux jouer leur rôle d’information et de sensibilisation auprès de la population en général et des jeunes en particulier pour un Niger sans tabac.

Il faut rappeler que cette convention est le premier traité négocié sous les auspices de l’Organisation Mondiale de la Santé. Il s’agit d’un traité qui réaffirme le droit de tous les peuples à avoir accès au niveau de la santé le plus élevé.

Mina Abda (Stagiaire).

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