Architecture : Mariam Kamara, finaliste du Dorfman Award de la Royal Academy de Londres

Quand on fait référence à l’architecture au Niger, il y a un nom qui vient automatiquement sur toutes les lèvres. C’est celui de la jeune architecte nigérienne, Mariam Kamara. A seulement 39 ans, elle cumule déjà une riche expérience et a déjà travaillé avec les plus grands du domaine à travers le monde. Son talent sera à nouveau mis à l’honneur cette année lors du Dorfman Award de la Royal Academy à Londres, dont elle est l’une des quatre finalistes.

Le 09 février dernier, l’Académie Royale de Londres annonçait la short-list des finalistes de l’édition 2019 de son Prix annuel, la Dorfman Award. Cette récompense est décernée à ceux qui « « réinventent l’avenir de l’architecture et dont le travail témoigne d’une grande sensibilité au contexte local et mondial », informe l’Académie. Avec Fernanda Canales (Mexique), Alice Casey et Cian Duggan (Irlande), Booserne Premthada (Thaïlande), la Nigérienne Mariam Kamara, est l’un des futurs lauréats de cette année. Le nom du vainqueur sera connu courant 2019.

Preuve que la jeune architecte nigérienne, est déjà une sommité dans son domaine, elle sera également, l’une des panélistes lors de la prochaine édition de Design Indaba 2019 qui se tiendra du 27 février au 1er mars à Cape Town.  

Mariam Kamara a déjà une vitrine à trophées déjà bien garnie. Elle a glané de nombreuses distinctions à travers le continent et le monde. En 2018, elle a remporté la médaille d’argent du « Global LafargeHolcim Awards 2018 », le plus grand concours d’architecture durable au monde, pour le projet « Hikma, Complexe religieux et séculaire », réalisé en partenariat avec Yasaman Esmaili, du studio Chahar en Iran. L’année d’avant, en 2017, c’est la médaille d’or du même concours qu’elle a eu à son actif, avec le développement du Projet Hikma en Afrique et au Moyen. 

De Geek à architecte de renom 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la jeune surdouée de l’architecture, n’a pas opté pour cette carrière dès son entrée à l’université. Passionnée des TIC, elle obtient d’abord un diplôme en système d’informations de l’université de Purdue (USA) et un Master en sciences informatique de l’université de New-York. Mais, à l’âge de 30 ans, après avoir travaillé pendant 6 ans comme ingénieur dans le secteur des startups aux Etats-Unis, elle a décidé d’intégrer une école d’architecture. Quatre plus tard, elle décroche un Master en architecture de l’université de Washington. Débute alors une fulgurante ascension. En 2013, elle co-fonde, united4design, un collectif mondial d’architectes travaillant sur des projets aux États-Unis, en Afghanistan et au Niger.

Une multitude de projets au Niger 

Dans son pays, Mariam Kamara a déjà mis en œuvre de nombreux projets et d’autres sont en cours. En se référant à l’artisanat local, aux techniques de construction traditionnelles et aux matériaux durables produits sur site, elle a conçu un cadre agréable au marché de Dandaji au Niger. En outre, elle mène le projet « Niamey 2000 », qui propose un nouveau modèle de construction qui augmente la densité afin de contrer la croissance agressive de la capitale nigérienne. C’est à elle qu’est confié le design du futur quartier général de CIPMEN, le premier incubateur des entreprises technologiques à Niamey, avec plus de 30 entreprises en incubation. L’architecte rénove également et réalise des travaux d’extension de l’école américaine de Niamey. Elle propose également le projet « Mobile Loitering » qui profitera aux jeunes filles de la capitale nigérienne.

Une carrière bien remplie et des projets plein la tête. Ce qui ne l’empêche pas de transmettre son savoir. Mariam Kamara enseigne l’urbanisme à l’université Brown, dans l’État de Rhode Island aux USA et peut se targuer d’inspirer de nombreux jeunes nigériens qui suivent avec admiration son parcours et qui rêvent de suivre ses pas.

Waliyullah.T pour Niameyinfo.

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*